Technologies au service des personnes sourdes

Cette page propose dix supports à visée pédagogique, destinés à l'apprentissage du codage et du décodage en LfPC.
Les supports se présentent sous 3 formes :

Les apprentissages sont de difficulté croissante au sein de chacune de ces catégories.

Pour chaque support, une vidéo codée est disponible. Le contenu textuel — mots, phrases ou extrait de texte — peut être consulté avant ou après le visionnage, selon la stratégie d'apprentissage choisie.

Les vidéos sont générées automatiquement : elles peuvent contenir des erreurs de codage.

Table des matières :


Apprentissage des clés

Support 1 : Syllabes avec voyelles orales

Série 1 - Les sons /a oe o ə ø i/

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papapeurpotagerpipepeupipe
pandaardeurdodosaladedeuxdiner
jaguarnageurjovialrougejeuxgigot
canularcoeurharicottoquequeuequi
vanilleéleveurvolantEvebaveuxville
isabelleviseurzoobiseles oeufsles îles

Série 2 - Les sons /a oe o ə ø i/

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savondanseurseaulisseceuxscie
râteauhorreurrôtiorcireuxrire
bagueboeufbeaurobeboeufshabiter
naviguerbonheuranneaubonnenoeudAnnie
évaluasueurvertueuxlui
tomatemeufhameaudameémeutmime

Série 3 - Les sons /a oe o ə ø i/

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tapislenteurbateauhâtepâteuxtype
farcecoiffeurfauxfeufil
aheurteaueuxidée
lamavoleurvélobalfrileuxBali
chapeaupêcheurchaudpèchegrincheuxchichi
toijoueuroui
tignasseseigneuragneaumontagnehargneuxcompagnie
radiateurailleursrafiotfillepieufaillite

Série 4 - Les sons /ɛ u ɔ y e/

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pellepouxportepuréeépée
fidèledoudoudormirdur
geljouejaugejuryboulanger
quêtecoupcorpscurépiqué
versvousenvolvulnérablevélo
zèbrebisougazoleazurzéro
secsoussortsucreséjour
sirèneroueRomerusedoré
bellebouebolbuttebénit
naîtrenousnordnunégatif
suairequatuortué

Série 5 - Les sons /ɛ u ɔ y e /

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mèremoumortmuséemémé
têtetouttortuetuerété
fêtefoufortfuirfée
elleoutilauréoleutileétirer
laineloupl'orlueurfiler
chainechouxéchoppechutearchet
ouest
beignetbiniouignoreaccompagner
filletteyourtediodesciurepied

Support 2 : Syllabes avec voyelles nasales

Série 1

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pinpontpaonpunk
daimdondanserVerdun
geindrepigeonjanvierjunte
mannequinconservequandquelqu'un
vinvontvanter
zinzinblousonexemple
seinsontsans
reinrondrentebrun
bainbonbonrubanbungalow
nainnonnanti

Série 2

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juinsaluons
demainmonmensongecommun
teinttontontemps
feindrefontainefenteparfum
heinonenun
linlonglenteurlundi
machincapuchonchambre
pointtatouant
pignongagnant
vienshaillonorient

Support 3 : Phrases courtes avec CV

Série 1

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J'ai vu la queue du vieux renard.
Eulalie a de beaux yeux bleus.
J'ai un tee-shirt tout neuf.
Léo s'est offert une moto.
Ces sabots jaunes sont rigolos.
L'homme mange un abricot.
La vipère est un serpent.
La soupière est pleine de haricots verts.
J'ai tartiné une pâte aux noisettes.
Il chante une chanson dans son salon.
Les enfants font un boucan du tonnerre.
Le lièvre bondit dans le champ.
Il y a un sapin brun dans son jardin.
Elle met du parfum au thym.
Lundi vingt elle boit un bon vin.
Les cigarettes font mal à la gorge.
Une guêpe a piqué Gérard à la figure.
Nous mangeons du gigot avec des flageolets.
Ces ciseaux sont aiguisés.
Prends la bassine dans la cuisine.
Voici un musée pour s'amuser.

Série 2

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Le vigneron a soigné sa vigne.
Le chant du rossignol est magnifique.
Le voyant clignote, c'est un signe !
Elle a mis son jogging pour faire un footing.
Ils aiment le bowling et le curling.
Ton smoking est au pressing.
Maxime n'aime pas la boxe.
Astérix est l'ami d'Obélix.
Alexandre conduit un taxi.
Ils ont tous réussi l'examen.
Le xylophone est exigeant.
Il existe des lieux exotiques et exigus.
Le chien a aboyé.
J'ai pris du yaourt et du miel.
Attention : il y a des millions de papillons.
Les fruits sont dans la cuisine.
Le nuage cache la lueur du soleil.
Nous continuons à saluer nos invités.
Les oies du roi ont fait la foire.
Le moineau est un oiseau.
Tu as le choix entre une poire ou des noisettes.

Support 4 : Phrases courtes avec CCV

Série 1

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Le blouson est bleu.
Le cartable est indispensable.
Tu as oublié ton tablier sur la table.
Ton briquet me brûle.
La brebis broute les brindilles.
Brigitte a une bronchite.
Claudine ne voit pas clair.
Ma bicyclette éclaire mal.
Le clown joue de la clarinette.
Il a écrit avec une craie.
On aura des crêpes à la crème.
Le crocodile est cruel.
Il respecte les insectes.
Active le train électrique !
L'acteur profite de l'entracte.
Le cadre penche à droite.
Adrien est à Londres.
Je voudrais des dragées.
Le fromage ne se mange pas froid.
Il est friand de gaufres.

Série 2

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Mon frère part en Afrique.
Le tigre s'agrippe avec ses griffes.
Regarde la grosse grenouille.
Ce tissu gris est agréable.
Il y a un prunier dans le pré.
Prends des pruneaux.
Le professeur a imprimé les principales épreuves.
Le train est entré en gare à treize heures trente.
Le trèfle traite les tremblements.
Il a trouvé une truelle sur le trottoir.
Les esquimaux font de la motoski.
Laisse ta casquette et prends ton casque.
Connais-tu le score du match de basket ?
La standardiste est une star !
Arrête-toi au stop près du stade.
La statue est sur une stèle.
Le spécialiste conseille l'aspirine.
Gaspard espère aller dans l'espace.
Il transpire en faisant une spirale.

Pratique des clés : textes narratifs

Support 5 : "Hugo l'asticot" - niveau 1

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Hugo l'asticot.
Ce soir-là, Hugo dormait bien au fond de sa pomme,
quand soudain le fruit fut rudement secoué.
Quelle tempête !
Hugo qui n'eut pas le temps de sortir de son lit
tomba en criant de peur : « Au secours ! Au secours ! »
À l'extérieur, les semeurs de trouble se faisaient plaisir.
Ils remuaient la pomme, la bougeaient, l'agitaient.
La pomme finit par se détacher de la branche et tomba au pied de l'arbre.
Hugo, qui ne s'était pas fait mal, était furieux au milieu
de sa maison en morceaux. Quel trouble !
- Regardez ! rit Mireille. Il est tout nu à présent... nu comme un ver !
- Nu comme un ver ! criaient ses amis en riant.
Par malheur, notre ver n'a pas compris la blague et partit grognon,
honteux, fâché, ridicule.
Mais comme il n'avait jamais passé la nuit dehors, il était très inquiet.
Alors il se glissa dans un chou.
C'était la maison d'une grosse limace très bavarde. Elle s'appelait Grace.
- Oh, mon Dieu, ce que vous êtes blanc ! Tenez, mangez un peu de chou,
c'est bon pour la santé.
- Merci, mais je...
- Ta-ta-ta, mangez-en, mangez-en. Vous êtes si maigre.
- Je préfère encore mordre dans les pommes, dit assez fort l'asticot.
- Ta-ta-ta, reprenez-en. J'insiste, et ne parlez pas la bouche pleine,
mon petit chou, c'est très élevé, dit-elle.

Support 6 : "Buveur d'encre" - niveau 2

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Buveur d'encre
Papa est libraire. Il adore les livres. Il les dévore.
C'est un ogre. Il lit toute la journée et parfois la nuit.
C'est une maladie incurable mais ça n'a pas l'air d'inquiéter
notre médecin de famille.
Chaque soir, une nouvelle pile de livres arrive à la maison.
Il y en a partout, jusque dans les toilettes.
C'est une invasion. Impossible de râler.
Avec papa, les occupants ont toujours raison.
Il leur parle comme à des humains.
Il leur invente des prénoms et les appelle mes p'tits bouquins.
Tous les bouquins sont ses copains. Moi je n'ai pas de copain.
Et je n'aime pas les livres. De l'extérieur, je suis comme à papa.
Mais à l'intérieur nous sommes deux étrangers.
Maman fait semblant de ne pas le voir. Elle nous aime tous les deux.
Je suis le plus petit.
Mais elle ne me défend pas quand papa veut me forcer à lire.
Vous vous rendez-compte ?
Les grandes vacances ont commencé. Je ne sais pas quoi faire.
Alors j'aide papa à la librairie. Qu'est-ce que je fais ?
Pas grand-chose.
Il m'a interdit de ranger et de toucher quoi que ce soit.
Il paraît que le papier ne résiste pas.
C'est vrai que j'aime bien entendre le bruit d'une feuille
en train de se déchirer. C'est beau comme un morceau de musique.
Alors je surveille les voleurs.
C'est la seule chose qui m'amuse dans une librairie.
Quand un livre part dans la poche d'un voleur, je ne dis rien,
je suis bien trop content. Un occupant de moins ! Mais cela arrive peu.
En général, papa trouve les voleurs au moment où ils arrivent dans le magasin.

Support 7 : "Oeil du loup" - niveau 3

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Oeil du loup
Debout devant la cage du loup, le garçon ne bouge pas.
Le loup va et vient.
Il marche de long en large et ne s’arrête jamais.
"Il m’énerve, celui-là..." pense le loup.
Depuis 2 heures le garçon est là, debout devant ce grillage,
immobile, à regarder le loup marcher.
"Que me veut-il ?" se demande le loup. Ce garçon l’étonne.
Le garçon ne l’inquiète pas (le loup n’a peur de rien), il l’étonne.
"Que me veut-il ?"
Les autres enfants courent, sautent, crient, pleurent.
Ils tirent la langue au loup et cachent leurs têtes
dans les jupes de leurs mères.
"Puis, ils vont faire les clowns devant la cage du gorille.
Ils rugissent au nez du lion qui fouette l’air avec sa queue.
Ce garçon-là, non. Il reste debout, immobile, silencieux.
Seuls ses yeux bougent.
Ils suivent le va-et-vient du loup, le long du grillage.
"N’a jamais vu de loup ou quoi ?"
Le loup, lui, ne voit le garçon qu’une fois sur deux.
"Le loup n’a qu’un oeil. Il a perdu l’autre dans sa bataille
contre les hommes, il y a 10 ans, le jour de sa capture.
À l’aller donc (si on peut appeler ça l’aller), le loup voit le zoo
tout entier, ses cages, les enfants qui font les fous et,
au milieu d’eux, ce garçon-là, tout à fait immobile.
Au retour (si on peut appeler ça le retour),
c’est l’intérieur de sa cage que voit le loup.
Sa cage vide, car la louve est morte la semaine dernière.
Sa cage triste, avec son unique rocher gris et son arbre mort.
Puis le loup fait demi-tour, et voilà de nouveau ce garçon,
avec sa respiration régulière, qui fait de la vapeur blanche dans l’air froid.
"Il se fatiguera avant moi", pense le loup en continuant de marcher.
"Et il ajoute : "Je suis plus patient que lui."
Et il ajoute encore : "Je suis le loup."
Mais, le lendemain matin, en se réveillant, la première chose
que voit le loup, c’est ce garçon, debout devant sa cage, là,
toujours au même endroit.
"Le loup a failli bondir.
"Il n’a pas passé la nuit ici, tout de même !"
Le loup s’est contrôlé à temps, et il a repris son va-et-vient
comme si de rien n’était.
Cela fait une heure, maintenant, que le loup marche.
Une heure que les yeux du garçon le suivent.

Pratique des clés : textes documentaires

Support 8 : "Le vent" - niveau 1

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Le vent
Le vent souffle sur ton visage et dans tes cheveux.
Il fait bouger les feuilles des arbres, l'herbe des jardins,
les vagues sur la mer et les nuages dans le ciel.
Tu le sens mais tu ne le vois pas. Il est invisible.
Tu peux aussi l'entendre crier quand il souffle très fort.
Le vent c'est l'air qui bouge dans plusieurs cas.
Il peut être faible comme si on bouge un éventail ou violents.
Ces vents existent car le soleil réchauffe plus ou moins
la terre et la mer.
Parfois le vent est régulier, c'est la petite brise qui vient de la mer.
Parfois il est violent et souffle en tempête.
Parfois il arrive en rafales.
Parfois, il change brusquement de direction.
Alors les feuilles mortes s'envolent dans des tourbillons.
Une couche d'air entoure la terre : l'atmosphère.
Cet air contient surtout 2 gaz : l'azote et l'oxygène.
En chauffant, les gaz gonflent : ils deviennent plus légers et montent.
Ainsi, l'air chauffé par le soleil monte.
Il laisse alors un vide qui aspire le froid.
Cela provoque le vent.
Depuis la plus haute antiquité, les hommes utilisent la force du vent.
Ainsi, le vent gonfle les voiles des bateaux pour naviguer sur la mer.
Pendant des milliers d'années, la force du vent a permis le transport
des hommes et des marchandises et la découverte de nouvelles terres.

Support 9 : "Mesurer" - niveau 2

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Mesurer
La mesure est nécessaire pour comprendre l'espace et le temps.
L'homme mesure pour communiquer, comparer, se souvenir...
Mesurer une longueur sert à répondre à des questions :
« Quelle est la longueur de cette planche ? », ou
« quelle est la distance entre Paris et Cannes ? »
Mesurer un volume, c'est pouvoir répondre à la question :
« Quelle quantité de liquide contient cette bouteille ? »
Mesurer une masse, c'est pouvoir répondre à la question :
« Quel est mon poids ? »
Pour avoir des informations justes, il faut mesurer.
L'homme a toujours utilisé son corps pour mesurer.
La main et l'oeil donnent des informations : c'est loin, c'est près,
c'est lourd, c'est léger, c'est plus grand.
Les Grecs, les Égyptiens, les Romains utilisaient la main,
le pied, le coude, les doigts comme unités de mesure.
Toutes les mesures avaient un rapport au corps humain ou
au travail des hommes. Mais les échanges étaient difficiles
car le pied romain mesurait environ 29 centimètres,
le pied des Grecs 31 centimètres.
En 1793, les députés français écrivent une loi.
L'unité de longueur de toute la République sera appelée le mètre.
Depuis l'invention du mètre, les scientifiques inventent,
le kilo, le litre... Cela s'appelle le système métrique.
Ce système s'utilise presque partout à la suite de guerres.
Les pays qui résistent encore sont les Anglais et les Américains.
Le système scientifique international se base sur le mètre.

Support 10 : "Le goût" - niveau 3

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Le goût
Les expressions « avoir le palais fin » ou « un bon bec »
laissent croire que le goût concerne la bouche.
Erreur ! Car les yeux, les oreilles, le nez, la mémoire
et l'imagination entrent en jeu.
Avant qu'un aliment entre dans notre bouche,
le mécanisme du goût se met en marche.
Les simples mots de « pain frais », « chocolat » ou
« gratin d'endives » lancent une image dans notre cerveau.
L'imagination projette les sensations qu'on pourrait avoir
si on les mangeait. La couleur des aliments joue aussi un grand rôle.
La consistance compte beaucoup : une cacahuète molle,
des pâtes gluantes, un bonbon gras n'excite pas les papilles.
Vient le tour de l'odeur. Elle arrive d'abord aux narines,
qui savent détecter plus de 3000 arômes différents.
Si on mastique, d'autres arômes arrivent.
La bouche sent les saveurs : sucré, salé, amer, acide et
d'autres saveurs sans nom.
Ces saveurs sont captées par 8000 papilles, de minuscules
récepteurs sur la langue et le palais.
Les saveurs sont alors envoyées au cerveau.
Chaque personne, mais aussi chaque peuple, a sa perception des saveurs.
On les classe en « bon » et « mauvais ».
En Europe de l'Ouest, on aime plutôt l'acide et le salé,
les saveurs des charcuteries et du fromage.
En Europe de l'Est, on aime l'acide et l'amer (bière, choucroute)
comme en Asie (sauce de soja).
Les Etats-Unis et l'Australie aiment l'acide et le sucré,
comme dans le ketchup.
Seule la saveur sucrée est reconnue et appréciée par tous,
car c'est celle du lait maternel.